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Le président hongrois Tamás Sulyok démissionne suite à un amendement constitutionnel
PUBLIÉ: 20 juil 2026 18:12Z · LANGUE: FR
Le président hongrois Tamás Sulyok a signé un amendement constitutionnel devenant loi, mettant fin à sa présidence, mettant ainsi fin à une impasse politique avec le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Péter Magyar. L'amendement, adopté par le parti au pouvoir, le parti Tisza, invoque une 'perte de confiance grave' envers Sulyok, qui avait été nommé durant le mandat du Premier ministre Viktor Orbán. Bien que Sulyok se soit conformé à la législation, il a critiqué cette mesure comme étant une violation de l'état de droit et des principes démocratiques. L'amendement introduit également des réformes judiciaires, notamment un âge de retraite obligatoire pour les juges de la Cour constitutionnelle et des limites de mandat pour les législateurs, dans le cadre d'un effort plus large de l'administration Magyar pour démanteler l'héritage institutionnel du précédent régime Orbán.
// Contexte
Suite à une victoire électorale écrasante en avril 2026, le Premier ministre Péter Magyar a entamé un effort systématique pour supprimer les nominations politiques et les institutions associées à la régle de 16 ans de Viktor Orbán. La présidence de Tamás Sulyok, un nommé de Orbán, est devenue un point focal de cette transition, le nouveau gouvernement l'accusant de ne pas représenter l'unité nationale et d'entraver les réformes démocratiques.
// Développements clés
- Le mandat du président Tamás Sulyok se termine à minuit le lundi 20 juillet 2026.
- La présidente du Parlement, Ágnes Forsthoffer, assurera l'intérim de la présidence jusqu'à l'élection d'un successeur dans un délai de 30 jours.
- Le 17e amendement constitutionnel impose une limite de mandat de 12 ans pour les législateurs et un âge de départ à la retraite de 70 ans pour les juges de la Cour constitutionnelle.
- L'ancien Premier ministre Viktor Orbán a condamné cette mesure comme une « tyrannie », tandis que le Premier ministre Péter Magyar l'a présentée comme une restauration de la responsabilité démocratique.
- L'administration Magyar a précédemment suspendu les services des médias d'État et fermé le Bureau de protection de la souveraineté dans le cadre de sa lutte contre la corruption.
// Chronologie
-
Péter Magyar et le parti Tisza remportent une élection landslide-win, mettant fin au règne de 16 ans de Viktor Orbán.
// Perspectives
[Péter Magyar (Tisza Party)]
Considère l'amendement comme une étape nécessaire pour démanteler un État 'mafia' autocratique et restaurer la gouvernance démocratique.
[ ]
Considère l'amendement comme un acte de tyrannie et un précédent dangereux qui menace la sécurité de tous les acteurs politiques.
[Tamás Sulyok]
Soutient que l'amendement est juridiquement contraignant, mais avertit que le processus mine l'état de droit et la séparation des pouvoirs.
// Citations
“Le dix-septième amendement à la constitution a marqué un tournant dans la démocratie constitutionnelle de la Hongrie. En écartant les titulaires de fonctions publiques d'une manière qui viole ouvertement l'état de droit... cela crée un précédent négatif qui inflige une blessure profonde aux valeurs constitutionnelles de la démocratie, de la séparation des pouvoirs et de l'état de droit.”
“La tyrannie n'est plus une menace, mais une réalité. Si cela a puétre fait au président de la république, alors demain personne ne sera en sécurité.”
“Par ces décisions, nous restaurons quelque chose que le régime Orbán a passé des années à essayer de retirer au peuple hongrois. La certitude que le pouvoir peut âtre constrainé, que les actifs publics peuvent âtre récupérés et que l'État peut une fois de plus servir ses citoyens, libère les citoyens hongrois.”