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AFRIQUE HAÏTI TERRE POLITIQUE DOCTRINE

La police haïtienne fait face à des réactions négatives après une attaque meurtrière de gangs et un enlèvement de masse à Kenscoff

PUBLIÉ: 29 août 2026 07:42Z · LANGUE: FR

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La police haïtienne fait face à des réactions négatives après une attaque meurtrière de gangs et un enlèvement de masse à Kenscoff
Ministry of Communication, Haiti · CC BY 4.0 · source
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Le 23 août 2026, une attaque de gang dévastatrice a frappé la communauté agricole de Kenscoff, en Haïti, faisant au moins 47 morts — dont 22 exécutés dans l'enceinte d'une église — et plus de 50 enlèvements. L'assaut, mené par un chef de gang connu sous le nom d'« Izo 2 » ou « Didi », a déclenché une vive colère publique et un examen minutieux de la police nationale haïtienne. Le porte-parole de la police, Garry Desrosiers, a refusé de divulguer les plans de sauvetage lors d'une conférence de presse tendue, invoquant des raisons de sécurité, tandis que le directeur de la police, Vladimir Paraison, a ordonné une enquête sur une éventuelle complicité ou négligence. Cette attaque met en évidence l'élargissement de la portée géographique des gangs haïtiens, qui cherchent à contrôler les routes stratégiques autour de Port-au-Prince, alors même que les États-Unis poursuivent des vols d'expulsion controversés vers ce pays en crise.

// Contexte

Haïti est en proie à un grave vide du pouvoir et à une escalade de la violence des gangs depuis l'assassinat du président Jovenel Moise en 2021. Aucune élection nationale n'a eu lieu depuis, et le mandat des derniers sénateurs élus a expiré en 2023. Actuellement, les gangs contrôlent environ 70 % de la capitale, Port-au-Prince, et ont déplacé plus de 1,5 million de personnes à travers le pays. Pour lutter contre cela, une force de répression des gangs soutenue par l'ONU a commencé à se déployer en avril 2026 pour renforcer une mission de sécurité multinationale dirigée par le Kenya et en difficulté. La communauté de Kenscoff est très convoitée par les gangs car elle offre un contrôle stratégique sur le quartier huppé de Pétion-Ville et les routes alternatives reliant Port-au-Prince au sud d'Haïti.

// Développements clés

  • Au moins 47 personnes ont été tuées, dont cinq enfants, et plus de 50 ont été enlevées lors d'un raid massif de gangs à Kenscoff.
  • Un chef de gang nommé Izo 2 a menacé d'exécuter tous les otages si la police tuait des membres du gang lors des opérations de sauvetage.
  • La police nationale d'Haïti fait face à de vives critiques de la part du public et enquête pour déterminer si une « complicité ou négligence » a facilité l'attaque.
  • L'attaque a déplacé plus de 2 600 habitants de Kenscoff, une communauté qui avait connu une baisse de 66 % de la violence en 2026.
  • Malgré l'escalade de la violence, les États-Unis ont expulsé des dizaines d'Haïtiens vers Cap-Haïtien le 27 août 2026, à la suite de la fin du Statut de protection temporaire.

// Chronologie

  1. La première attaque majeure d'un gang contre la communauté agricole de Kenscoff se produit, suivie d'attaques sporadiques dans les montagnes environnantes.

  2. Les opérations de sécurité ont permis de réduire la violence à Kenscoff de 66 % par rapport à l'année précédente.

  3. Les premiers membres de la Force de suppression des gangs soutenue par l'ONU arrivent en Haïti.

  4. Des gangs armés ont lancé une attaque massive et mortelle-les-47-personnes-tuées-et-plus-de-50-enapa-kidnappings-et-plus-de-2,600-résidents-déplacés.

  5. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, condamne l'attaque de Kenscoff, notant que 22 victimes ont été été exécutées dans l'enceinte d'une église.

  6. Le porte-parole de la police haïtienne, Garry Desrosiers, tient une conférence de presse tendue ; pendant ce temps, les États-Unis expulsent des dizaines d'Haïtiens vers Cap-Haïtien lors du deuxième vol d'expulsion depuis la fin du TPS.

  7. Date prévue par Haïti pour ses premières élections générales en plus d'une décennie.

// Perspectives

[Public haïtien et survivants]

Exprimant une profonde colère, un deuil et une frustration face à l'échec de la police à empêcher l'attaque malgré la présence de forces de sécurité dans la zone.

[Police nationale d'Haïti]

Défendant les mesures de sécurité tout en lançant une enquête interne sur une éventuelle complicité ou négligence, tout en gardant les plans de sauvetage opérationnels strictement confidentiels.

[Nations Unies]

Condamnant la violence horrible, soulignant le coût inacceptable pour les civils et préconisant le déploiement de la Force de suppression des gangs soutenue par l'ONU.

[Groupes humanitaires]

S'opposant fermement aux vols de déportation américains, arguant que le renvoi d'individus en Haïti dans les conditions de sécurité actuelles est extrêmement dangereux.

// Citations

“Nous ne pouvons parler d'aucun plan.”

[Garry Desrosiers] — Le porte-parole de la police haïtienne répondant aux questions des journalistes sur les plans de sauvetage pour les plus de 50 otages kidnappés.

“Paraison, si l'un de nos soldats est blessé, je les tuerai tous.”

[Izo 2 (Didi)] — Le chef de gang menaçant le directeur de la police nationale d'Haïti, Vladimir Paraison, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

“C'est un test politique et sécuritaire majeur, pour le gouvernement, pour la police et pour la mission internationale.”

[Izo 2 (Didi)] — Le responsable de l'Observatoire d'Haïti au Global Initiative Against Transnational Organized Crime, analysant les implications stratégiques de l'attaque de Kenscoff.

“Nous sommes profondément préoccupés par la sécurité des Haïtiens en Haïti et de ceux qui sont renvoyés dans un pays où le gouvernement ne peut actuellement pas garantir leur protection.”

[Guerline Jozef] — La directrice exécutive de la Haitian Bridge Alliance, critiquant les vols de déportation du gouvernement américain vers Haïti dans un contexte de violence extrême des gangs.
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