Passer au contenu principal
SQD
Terminal de renseignement // NŒUD_CENTRAL_01
// AD SLOT — top

// DOSSIER — uk-imposes-trade-ban-israeli-west-bank-settlements

MOYEN-ORIENT EUROPE ROYAUME-UNI ISRAËL ÉTATS-UNIS DOCTRINE POLITIQUE INDUSTRIE

Le Royaume-Uni impose une interdiction commerciale sur les colonies israéliennes en Cisjordanie dans un contexte de tensions diplomatiques

PUBLIÉ: 8 sept 2026 22:09Z · LANGUE: FR

// Diffuser
Le Royaume-Uni impose une interdiction commerciale sur les colonies israéliennes en Cisjordanie dans un contexte de tensions diplomatiques
Roger Blackwell from Norwich, UK · CC BY 2.0 · source
// AD SLOT — mid

Le gouvernement du Royaume-Uni, dirigé par le Premier ministre Andy Burnham et le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband, s'apprête à annoncer une interdiction formelle du commerce avec les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie le 8 septembre 2026. Ce changement de politique, décrit comme une "réinitialisation complète", vise à préserver la viabilité d'une solution à deux États et à mettre le Royaume-Uni en conformité avec l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024. Les mesures interdisent les importations, les exportations et les services financiers — y compris les investissements, la publicité et potentiellement la propriété immobilière — liés aux activités de colonisation. Cette décision a déclenché une grave crise diplomatique, Israël menaçant de mesures de rétorsion et les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, suggérant en réponse une reconsidération de la souveraineté britannique sur les îles Malouines.

// Contexte

Le Royaume-Uni a historiquement considéré les colonies israéliennes en Cisjordanie comme illégales au regard du droit international, mais avait jusqu'ici limité sa réponse à des exigences d'étiquetage et à l'exclusion des produits issus des colonies des tarifs préférentiels. L'avis consultatif de la CIJ de juillet 2024 a considérablement accru la pression sur les États pour qu'ils cessent toute activité économique soutenant l'occupation. Les tensions entre le Royaume-Uni et le bloc américano-israélien ont été davantage exacerbées suite à l'attaque menée par les États-Unis contre l'Iran en février 2026, à laquelle le Royaume-Uni n'a pas participé, ainsi qu'au lancement ultérieur du projet de colonisation controversé E1 par le gouvernement Netanyahou.

// Développements clés

  • L'interdiction cible les produits, les services, le financement et la publicité liés aux colonies israéliennes jugées illégales au regard du droit international.
  • La politique est une réponse directe au projet de colonisation 'E1' d'Israël, qui, selon les critiques, couperait la Cisjordanie en deux et détruirait la perspective d'un État palestinien.
  • Le gouvernement britannique cite l'avis consultatif de la CIJ de 2024 comme une obligation juridique pour les États d'opposer une opposition à l'occupation illégale.
  • Un sondage réalisé par Opinium montre que 46 % des adultes britanniques soutiennent l'interdiction, tandis que seulement 18 % s'y opposent.
  • Les ministres israéliens ont menacé de reconnaître la souveraineté argentine sur les îles Malouines, tandis que l'administration américaine a critiqué la mouvement, l'ambassadeur Mike Huckabee a qualifié l'acte de 'antisémisme' et le président Trump a cité un manque de soutien du Royaume-Uni lors du conflit États-Unis-Iran.
  • L'administration américaine a critiqué la décision, l'ambassadeur Mike Huckabee a qualifié l'acte de 'haine des Juifs' et le président Trump a cité un manque de soutien du Royaume-Uni lors du conflit États-Unis-Iran.

// Chronologie

  1. La Cour internationale de Justice (CIJ) rend un avis consultatif déclarant l'occupation israélienne du territoire palestinien illégale.

  2. Les États-Unis et Israël commencent une attaque contre l'Iran ; le Royaume-Uni ne participe pas, ce qui entraîne des frictions avec l'administration Trump.

  3. Le Royaume-Uni impose des sanctions contre six entités et une personne liée à la violence des colons de la Cisjordanie.

  4. Le secrétaire d'État aux Affaires étrangères Ed Miliband promet un «  'comprehensive set of measures' » concernant les colonies de peuplement, d'ici quelques semaines.

  5. Les rapports confirment que l'interdiction commerciale sera annoncée ; les ministres israéliens et les responsables américains ont exprimé de vives condamnations.

  6. Le gouvernement britannique annonce officiellement l'interdiction du commerce avec les colonies israéliennes au Parlement.

// Perspectives

[Gouvernement du Royaume-Uni]

Soutient que l'expansion des colonies est illégale et que des restrictions commerciales actives sont nécessaires pour faire respecter le droit international et la solution à deux États.

[Gouvernement israélien]

Condamne l'interdiction comme une ingérence antisémite dans la politique intérieure et menace de représailles économiques et diplomatiques, y compris en ciblant les intérêts britanniques dans les îles Falkland.

[Administration américaine (Trump)]

Considère la décision du Royaume-Uni comme une trahison d'un allié clé et suggère de retirer le soutien à la souveraineté britannique sur les îles Falkland comme moyen de pression.

[Rapporteur spéciale des Nations Unies (Francesca Albanese)]

Maintient que tous les États ont l'obligation légale de ne pas reconnaître ou d'aider la situation illégale créée par les colonies israéliennes.

[Opposition conservatrice du Royaume-Uni]

Warns that the ban could damage national security and intelligence-sharing partnerships with Israel.

// Citations

“Les Britanniques ont perdu la tête. La haine des Juifs de leur gouvernement ne connaît aucune limite et ignore les faits.”

[Mike Huckabee] — Ambassadeur des États-Unis en Israël réagissant à la nouvelle de l'imminence de l'interdiction commerciale.

“Si la Grande-Bretagne agit contre Israël, Israël agira contre la Grande-Bretagne.”

[Gideon Saar] — Ministre israélien des Affaires étrangères avertissant le Royaume-Uni de mesures de rétorsion.

“Ce gouvernement ne consentira pas à la destruction de la solution à deux États.”

[Ed Miliband] — Secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères expliquant la logique de ce changement de politique à la Chambre des Communes.

“Expulsez l'ambassadeur britannique ce soir ! Nous ne serons pas un paillasson piétiné par un gouvernement antisémite.”

[Bezalel Smotrich] — Ministre israélien des Finances appelant à l'expulsion diplomatique en réponse aux sanctions.
// AD SLOT — bottom

// Dossiers connexes